colique

colique

1. colique [ kɔlik ] n. f.
XIVe; lat. colica, pour colica passio, littéralt « maladie colique », de l'adj. gr. kôlikos, de kôlon côlon
1(Souvent au plur.) Douleur, survenant sous forme d'accès violent, ressentie au niveau des viscères abdominaux, spécialt du côlon. colite, entérite, tranchées. Souffrir de coliques. Coliques spasmodiques ( entéralgie) , flatulentes ( borborygme, flatuosité) . « Des coliques aiguës leur donnant des convulsions » (Rousseau). Vx Colique de miserere, produite par une occlusion intestinale.
Colique hépatique, due à l'obstruction des canaux biliaires par un calcul.
Colique néphrétique.
2Cour. (au sing.) Diarrhée. Avoir la colique (vulg. chiasse, courante) ; fig. avoir peur. Fig. Donner la colique à qqn. ennuyer (cf. Faire chier). Quelle colique ! se dit d'une chose, d'une personne ennuyeuse.
⊗ HOM. Cholique. colique 2. colique [ kɔlik ] adj.
• 1751; collique passion fin XIVe; lat. colicus 1. colique
Méd. Qui se rapporte au côlon. Artères coliques.

colique adjectif (latin colicus, du grec kôlikos, de kôlon, côlon) Qui se rapporte au côlon. ● colique (homonymes) adjectif (latin colicus, du grec kôlikos, de kôlon, côlon) cholique adjectifcolique nom féminin (latin médiéval colica, du bas latin colica passio, maladie du côlon) Douleur spasmodique liée à la distension du tube digestif, des canaux glandulaires ou des voies urinaires. Familier. Diarrhée. ● colique (expressions) nom féminin (latin médiéval colica, du bas latin colica passio, maladie du côlon) Familier. Avoir la colique, avoir peur. Colique hépatique, crise douloureuse paroxystique due à un blocage soudain des voies biliaires en raison de la migration d'un calcul, ou d'une violente contraction de la vésicule biliaire. Colique de miserere, nom donné autrefois à l'obstruction intestinale, par suite des vives douleurs qu'elle détermine. Colique néphrétique, crise douloureuse paroxystique due au blocage soudain des voies urinaires. Colique de plomb ou colique saturnine, crise douloureuse abdominale accompagnée de constipation, observée dans l'intoxication chronique par le plomb. Familier. Quelle colique !, qui est fatigant, ennuyeux, contrariant. ● colique (homonymes) nom féminin (latin médiéval colica, du bas latin colica passio, maladie du côlon) cholique adjectif

colique
n. f. et adj.
rI./r n. f.
d1./d Violente douleur abdominale. Colique hépatique, dans l'hypocondre droit, due à la migration d'un calcul dans les voies biliaires. Colique néphrétique. Colique de plomb, due à une intoxication par le plomb.
d2./d Diarrhée.
rII./r adj. ANAT Relatif au côlon. Artères coliques.

I.
⇒COLIQUE1, subst. fém.
A.— PATHOL. Douleur spasmodique violente du côlon et plus généralement de la cavité abdominale. Coliques intestinales; souffrir de colique(s), être pris de colique(s) :
1. Depuis jeudi matin, je suis en proie à une colique abominable; à peine si je peux me tenir sur mes jambes.
FLAUBERT, Correspondance, 1874, p. 200.
Spéc., vx. Colique de miserere (ou de miséréré). Colique due à une occlusion intestinale (cf. L. DAUDET, Études et milieux littéraires, 1927, p. 247).
SYNT. Se plaindre de coliques, se tordre de coliques; être en proie, être sujet à la/à des colique(s); la (les) colique(s) le tien(t) (nent). Affreuse, atroce, épouvantable, forte, légère, violente, vive colique.
P. ext. Douleurs vives qui affectent les différents viscères abdominaux :
2. Elle ne voulut pas s'en aller tout de suite, restant là à se tortiller sur une chaise, donnant un coup de fer quand ça se calmait un peu; les rideaux pressaient, elle s'entêtait à les finir; puis, ça n'était peut-être qu'une colique, il ne fallait pas s'écouter pour un mal de ventre.
ZOLA, L'Assommoir, 1877, p. 467.
1. Trouble somatique. Colique hépatique ou biliaire, colique vésiculaire, colique néphrétique ou rénale, colique salivaire; colique végétale ou colique de Madrid; colique de plomb (on dit aussi colique des peintres, métallique, saturnine, sèche); colique d'estomac, pancréatique, appendiculaire, menstruelle, testiculaire, utérine.
ART VÉTÉR. Coliques rouges ou sanguines. Produites par une congestion de la muqueuse intestinale, chez les animaux et surtout chez le cheval.
2. Trouble psycho-somatique résultant d'un trouble du système nerveux sous l'effet de l'inquiétude, de la crainte, du désarroi. Colique convulsive, hystérique, nerveuse, spasmodique :
3. Pourvu que je ne m'entortille pas dans ce que je veux dire, s'écria naïvement Birotteau. Popinot, cet homme me fait une impression chimique, sa voix me chauffe les entrailles et me cause même une légère colique.
BALZAC, César Birotteau, 1837, p. 135.
P. compar. :
4. Ah! Quelle femme! Elle me remue autant qu'une colique, quand elle me regarde froidement... Quelle grâce! Quel esprit! Jamais Josépha ne m'a donné de pareilles émotions. Et quelles perfections inconnues!
BALZAC, La Cousine Bette, 1846, p. 183.
B.— Lang. cour.
1. P. méton.
a) [Manifestation physiologique qui accompagne certains de ces troubles] Diarrhée :
5. ... il était humilié d'une constipation malsaine que coupaient des coliques précipitées.
BARRÈS, Un Homme libre, 1889, p. 136.
♦ [En appos. avec valeur d'adj.] Qui a la couleur de la colique. Des restes de papiers à tentures, qui datent de la Restauration : fond jaune colique à rayures prune, simili-treillages verts où grimpe une végétation compliquée, où voltigent d'improbables oiseaux vert-courge...! (COLETTE, Claudine en ménage, 1902, p. 281).
P. métaph. :
6. ... je suis dans une tristesse que rien n'égale. J'ai dans l'âme des coliques d'amertume à en mourir.
FLAUBERT, Correspondance, 1846, p. 369.
P. anal. [P. réf. aux mouvements provoqués par la colique] Rire quelque peu convulsif. Quel émoi! Il exultait. Son rire me saisit aussi, cette colique des sensations (CÉLINE, Voyage au bout de la nuit, 1932, p. 271) :
7. À peine disparu [le jeune soldat chargé d'une commission de fantaisie], la chambrée entière tomba sur les sacs. Colique générale. ... On ne rit pas tous les jours dans nos baraques.
G. D'ESPARBÈS, La Grogne, 1905, p. 17.
b) Fam. [Cause du trouble] Peur :
8. Il y a une grande émotion dans le respectable public au sujet de la loi qu'on va faire voter sur le service militaire et cette nation est devenue si peu belliqueuse qu'elle en a déjà la colique.
MÉRIMÉE, Lettres à Viollet-le-Duc, 1870, p. 149.
Locutions
Donner la colique. Faire peur. Un avoué! ... s'écria Séchard, ce mot-là me donne la colique (BALZAC, Splendeurs et misères des courtisanes, 1844, p. 317).
Avoir la colique. Avoir peur. Leur mettre le nez dans leur colique. Leur faire prendre conscience de leur peur (cf. VERCEL, Capitaine Conan, 1934, p. 221).
P. iron., péj. Père la colique. Poltron (cf. VERCEL, Capitaine Conan, 1934, p. 23).
2. P. hyperb., péj. Chose ou personne ennuyeuse. Quelle colique que l'egzistence [sic]! (QUENEAU, Zazie dans le métro, 1959, p. 193) :
9. Cette nuit j'ai fait un joli rêve.
— À quoi as-tu rêvé?
— J'ai rêvé que je mangeais des nouilles aux tomates.
— Et c'est pour me dire ça que tu me déranges? Quelle colique que ce gosse!
MONTHERLANT, Les Jeunes filles, 1936, p. 992.
10. ... un paltoquet chétif au cou mélancolique et long se préparait, quotidienne colique, à prendre un autobus le plus souvent complet.
QUENEAU, Exercices de style, 1947, p. 101.
Loc. vulg. Aimer comme la colique. Détester (cf. L. RIGAUD, Dict. du jargon parisien, 1878, p. 7).
Rem. On rencontre ds la docum. une attest. de coliqué. Atteint de colique (cf. SUE, Les Mystères de Paris, t. 7, 1842-43, p. 341).
Prononc. et Orth. :[]. À comparer avec côlon qui se prononce avec [o] fermé à l'initiale. Colique se prononce avec [] bref et ouvert parce qu'il a perdu l'accent circonflexe (cf. BUBEN 1935, § 28). Admis ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. 1. Mil. XIIIe s. « douleur d'entrailles » (Antidotaire Nicolas, éd. P. Dorveaux, p. 18); 2. 1852 « peur » (FLAUBERT, Correspondance, p. 372). Empr. au subst. lat. médiév. colica (XIIe s. ds Mittellat. W. s.v.) issu p. ell. du b. lat. colica passio « maladie du côlon ». Le lat. colicus « qui concerne le côlon, qui souffre du côlon » est empr. au gr. « qui souffre du côlon », dér. de (côlon).
DÉR. 1. Coliquard, subst. masc., fam. et péj. Poltron. Il y avait aussi les convaincus... D'ailleurs, parmi ces derniers, des coliquards qui suaient bleu à l'idée d'une restauration vengeresse (J. DE LA VARENDE, Cadoudal, 1952, p. 53). 1re attest. début XXe s. (CARABELLI, [Lang. pop.]); de colique, suff. -ard. 2. Coliqueux, euse, adj., fam. et vx. a) [Personne] qui est sujet à la colique ou qui souffre de la colique. Malade coliqueux (Lar. 19e). Il est né Coliqueux : Bilis fit colica (S. MERCIER, Néologie, t. 1, p. 113). b) [Douleur] qui est de la nature de la colique, qui est propre ou fait penser à la colique. Douleurs coliqueuses, entérite coliqueuse (Lar. 19e). c) [Chose] qui provoque la colique. Boisson coliqueuse (Nouv. Lar. ill.). Il fallait ramasser en hâte, sous la pluie battante, avant le crépuscule, des bernicles, des moules de rien, des bigorneaux, des gobis, des crabes, pour se constituer, dans force eau du ciel, une soupe trop claire et coliqueuse (QUEFFÉLEC, Un Recteur de l'île de Sein, 1944, p. 100). [], fém. [-ø:z]. 1res attest. a) 1579 « qui est de la nature de la colique » (A. PARÉ, Œuvres complètes, 1. 15, chap. 65, éd. J.-F. Malgaigne, t. 2, p. 514 : douleur coliqueuse); b) 1580 « qui est sujet à la colique » (MONTAIGNE, Essais, 1. 2, chap. 37, éd. Gallimard, p. 867); c) 1771 « qui provoque la colique » (Trév.); de colique, suff. -eux.
BBG. — GOTTSCH. Redens. 1930, p. 159, 180. — ROG. 1965, p. 110.
II.
⇒COLIQUE2, adj.
ANAT. Qui appartient au côlon ou s'y rapporte. Les artères coliques. Ce sont des branches des artères mésentérique supérieure et mésentérique inférieure :
S'ils veulent m'avoir, je n'y suis plus!... assez par l'esprit! funérailles!... aux tripes, Ferdinand!... aux ferments coliques! ouah! à la bouze! oh! patauger! pouh! mais c'est la noce! ...
CÉLINE, Mort à crédit, 1936, p. 557.
SYNT. Veine colique; lobe colique du foie; affection, douleur, lésion colique; occlusion colique; diverticules coliques; névroses coliques (cf. J. HAMBURGER, J.-Ph. MÉRY, J.-C. BROUET, Petite encyclop. méd., Paris, Flammarion, 1972, pp. 509-510).
Emploi subst. La colique supérieure droite (...) transverse avec la colique supérieure gauche (G. GÉRARD, Manuel d'anat. hum., 1912, p. 266).
Prononc. et Orth. Cf. colique1. Étymol. et Hist. 1. 1475 colique passion « colique » (J. DE ROYE, Chron. scandaleuse, I, 322, ds IGLF) — 1627 (Matthiolus sur Dioscoride, p. 392, ibid.); 2. 1771 artère, veine colique (Trév.). V. colique1.
STAT. — Colique1 et 2. Fréq. abs littér. :301. Fréq. rel. littér. :XIXe s. : a) 244, b) 722; XXe s. : a) 480, b) 395.

1. colique [kɔlik] n. f.
ÉTYM. Mil. XIIIe; lat. colica, de colicus « qui souffre de la colique », grec kôlikos, de kôlon. → Côlon.
1 Méd. et cour. (souvent plur.). Douleur, survenant sous forme d'accès violent, ressentie au niveau des viscères abdominaux. Colite, entérite, tranchée. || Souffrir de coliques. || Être en proie, sujet à des coliques. || Coliques spasmodiques ( Entéralgie), flatulentes ( Borborygme, flatuosité). || L'élixir parégorique, remède analgésique des coliques.
1 Sa fièvre est augmentée avec une colique dans les boyaux.
Mme de Sévigné, 334.
2 Des coliques aiguës leur donnant des convulsions (…)
Rousseau, Émile, 1.
3 Avouez qu'il est plaisant que j'aie attrapé ma soixante et seizième année en ayant tous les jours la colique (…)
Voltaire, Lettre à Thiriot, 9 août 1769.
Douleur abdominale due à la contraction d'un organe creux. || Coliques utérines. || Coliques menstruelles. Dysménorrhée.Colique appendiculaire.
Colique hépatique, vésiculaire, due à l'obstruction des canaux biliaires par un calcul.Colique néphrétique, due à l'obstruction des uretères par un calcul.
Loc. Méd. || Colique de plomb, de cuivre : intoxication par le plomb ( Saturnisme), le cuivre.Colique de miserere, produite par un étranglement intestinal. Occlusion, péritonite.
2 Cour. (au sing.). Diarrhée. Chiasse (vulg.). || Avoir la colique.
(1852). Fig. Avoir la colique : avoir peur. Trouille.Donner la colique (à qqn) : faire peur. — ☑ Père la colique : poltron.
3 Personne, chose ennuyeuse. || Quelle colique, ce type-là !
HOM. Cholique.
————————
2. colique [kɔlik] adj.
ÉTYM. 1627; colique passion « souffrance du côlon, colique », 1475; lat. colicus. → 1. Colique.
Méd. Du côlon. || Artères coliques.
HOM. Cholique.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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